Au toucher, ses bractées ont déjà ce petit bruit sec de papier, même lorsque la fleur est fraîche.
Caractéristiques et floraison
Ce que l’on prend pour les pétales colorés de l’immortelle sont en réalité des bractées. Sèches et fermes au toucher, elles ont une texture proche du papier et conservent leur couleur et leur forme même après le séchage. Les véritables fleurs sont les petites fleurs tubulaires jaunes regroupées au centre du capitule.
Portées par des tiges droites et solides, les immortelles à bractées se déclinent dans une large palette de couleurs : blanc, crème, jaune, orange, saumon, rouge, rose ou encore violet.
Au jardin, leur floraison s’étend généralement de juin jusqu’en octobre, selon les variétés et les conditions de culture.
L’immortelle à bractées appartient à la famille des Astéracées, comme le chrysanthème, le gerbera, le dahlia, l’aster ou encore le tournesol.
Le saviez-vous ?
Le nom botanique actuellement retenu est Xerochrysum bracteatum. Helichrysum bracteatum, sous lequel la fleur reste encore très connue, est aujourd’hui considéré comme un ancien nom botanique.
Le terme bracteatum vient du latin bractea, « bractée », en référence aux bractées colorées qui entourent le cœur de la fleur.
Pourquoi l’appelle-t-on « immortelle à bractées » ?
Le terme « immortelle » fait référence à l’étonnante capacité de la fleur à conserver sa forme et ses couleurs une fois séchée.
Quant aux bractées, ce sont précisément ces parties colorées et papyracées que l’on prend souvent pour des pétales. Leur texture sèche et rigide explique pourquoi la fleur garde si bien son apparence au fil du temps.
Elle est également connue sous le nom de « fleur de paille », tandis qu’en anglais on la retrouve sous les noms de strawflower ou everlasting flower.
Les différentes variétés d’immortelles à bractées
La grande majorité des immortelles à bractées utilisées dans les bouquets et les compositions florales appartiennent à une même espèce : Xerochrysum bracteatum, anciennement Helichrysum bracteatum.
Originaire d’Australie et cultivée aujourd’hui dans de nombreux pays, elle a donné naissance à une multitude de variétés, qui se distinguent par leur hauteur, leur couleur, la taille de leurs capitules ou encore le nombre de rangées de bractées. Parmi les formes les plus courantes :
- Les immortelles à grandes fleurs : leurs capitules généreux se remarquent particulièrement dans les bouquets et les compositions florales.
- Les immortelles doubles : leurs nombreuses rangées de bractées leur donnent un aspect plus fourni. Elles sont particulièrement appréciées dans les bouquets secs, car elles conservent très bien leur volume après le séchage.
- Les immortelles simples : elles possèdent moins de rangées de bractées et laissent davantage apparaître leur cœur jaune. Au jardin, leurs fleurs ouvertes attirent également les insectes pollinisateurs.
- Les immortelles compactes : plus basses et généralement dotées de fleurs plus petites, elles trouvent facilement leur place dans les petits bouquets et les compositions florales plus délicates.
Entretien de l’immortelle en vase
L’immortelle est réputée pour sa longue tenue et fait également partie des fleurs les plus appréciées pour les bouquets secs. Si vous souhaitez la conserver fraîche en vase, seule ou mêlée à d’autres fleurs coupées, quelques gestes simples suffisent :
- Recoupez les tiges en biais.
- Utilisez un vase propre rempli d’eau fraîche.
- Changez l’eau tous les deux à trois jours.
- Évitez le plein soleil, la proximité d’un radiateur et les fruits en cours de maturation.
Et lorsque les autres fleurs du bouquet commencent à faner, donnez-leur une seconde vie dans un bouquet de fleurs séchées.
Comment faire sécher l’immortelle ?
L’immortelle à bractées est particulièrement facile à faire sécher.
Récoltez les fleurs avant leur ouverture complète, lorsque les bractées sont déjà bien développées mais que le cœur n’est pas encore totalement visible. Retirez les feuilles inutiles, rassemblez les tiges en petits bouquets et suspendez-les tête en bas dans un endroit sec, sombre et bien aéré.
Après environ deux à trois semaines, les fleurs sont généralement sèches. Elles peuvent alors être placées dans un vase sans eau ou intégrées à une composition de fleurs séchées.
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Une fois séchée, l’immortelle conserve sa forme et ses couleurs pendant très longtemps — ce qui explique bien son nom.
L’immortelle à bractées est-elle toxique ?
L’immortelle à bractées n’est pas connue comme une plante particulièrement toxique. Par précaution, mieux vaut néanmoins éviter que les jeunes enfants ou les animaux ne mâchonnent les fleurs et les tiges, et garder l’eau du vase hors de leur portée.
La symbolique de l'immortelle
Avec une fleur capable de conserver aussi longtemps son apparence, sa symbolique paraît presque évidente. L'immortelle est traditionnellement associée à l'éternité, au souvenir et à ce qui perdure. On la retrouve donc naturellement dans les bouquets et compositions liés au souvenir et à la mémoire. Ses teintes lumineuses lui donnent également une symbolique plus solaire : elle est associée à la chaleur et à l'optimisme.
Les origines de l’immortelle à bractées
L’immortelle à bractées, Xerochrysum bracteatum, est originaire d’Australie. Elle y pousse naturellement dans des milieux ouverts et ensoleillés et supporte bien les périodes de chaleur et de sécheresse.
La première description botanique publiée de l’espèce est due au botaniste français Étienne-Pierre Ventenat, qui la décrit en 1803 sous le nom de Xeranthemum bracteatum dans Le Jardin de la Malmaison, un ouvrage consacré aux plantes cultivées à Malmaison et publié à la demande de Joséphine de Beauharnais.
Appréciée pour ses couleurs et surtout pour sa capacité à conserver son apparence après le séchage, elle s’est ensuite largement diffusée dans les jardins et les bouquets.
L’immortelle à bractées est aujourd'hui cultivée dans de nombreux pays et reste l’une des fleurs emblématiques des bouquets secs.