Caractéristiques et floraison du cycas
Le cycas appartient à la famille des Cycadacées, l'une des plus anciennes familles végétales qui soient, contemporaine des dinosaures. Son tronc épais et noueux d'où s'élancent des feuilles rigides en parfaite symétrie est immédiatement reconnaissable. Cette robustesse explique sa croissance extrêmement lente, et une longévité qui peut dépasser plusieurs siècles. C'est pour cela qu'on le surnomme « fossile vivant ».
Le Cycas revoluta, aussi appelé cycas du Japon, est le plus répandu. De son tronc rugueux s'enroulent des feuilles vert sombre à vert vif, brillantes, qui forment une couronne presque parfaite. Ses feuilles coriaces restent intactes pendant des mois à condition de ne pas les toucher.
Contrairement aux plantes fleuries, le cycas produit des cônes — pas des fleurs. Un cycas adulte, généralement âgé de plus de dix ans, peut former tous les quelques années un cône mâle ou femelle au centre de la couronne foliaire, pouvant atteindre 30 cm. Attendez qu'il soit complètement desséché avant de le retirer.
Les variétés de cycas
Il existe environ 115 espèces dans le monde. Les plus courantes en intérieur :
- Cycas revoluta : le palmier sagou royal, compact et robuste. Le plus répandu.
- Cycas circinalis : feuilles plus grandes, croissance légèrement plus rapide.
- Cycas taitungensis : plus rare, avec des feuilles particulièrement fines et étroites.
Entretien du cycas
Le cycas a ses exigences, mais les respecter, c'est s'assurer un feuillage sain et brillant pendant des décennies.
- Lumière : un emplacement chaud et lumineux, avec une lumière filtrée. Il tolère le soleil du matin et du soir, mais pas le plein soleil de midi. Tournez le pot d'un quart de tour chaque mois pour une couronne bien symétrique.
- Arrosage : laissez les trois premiers centimètres de substrat sécher avant d'arroser à nouveau. Le cycas supporte mieux la sécheresse que l'excès d'eau. En hiver, la terre peut rester un peu plus sèche.
- Engrais : pendant la croissance (printemps et été), un engrais liquide équilibré une fois par mois. En automne et en hiver, période de repos, pas besoin d'engrais.
Touchez le moins possible les feuilles ; plus on les laisse tranquilles, plus elles restent belles. Rempotez tous les trois ans seulement car ses racines préfèrent être à l'étroit.
Le cycas en extérieur
Dès que les températures nocturnes restent au-dessus de 12°C, le cycas peut passer sur la terrasse. Choisissez un emplacement mi-ombragé, abrité du vent, et veillez à ce que le pot ne se gorge pas d'eau. Rentrez-le en octobre avant les premières gelées.
Le cycas est-il toxique ?
Oui, et sérieusement. Toutes les parties du cycas contiennent de la cycasine, une substance pouvant provoquer de graves lésions hépatiques, en particulier chez les animaux domestiques et les jeunes enfants. Portez des gants pour la taille et gardez la plante hors de portée des chats, des chiens et des enfants. En cas de doute, consultez notre article sur les plantes (in)offensives pour les animaux domestiques.
La symbolique du cycas
Le cycas est associé à l'éternité et à la survie — autrement dit, à une vie longue et imperturbable. Dans plusieurs cultures asiatiques, il forme avec le camélia rouge, le camélia blanc et le ginkgo un quatuor sacré que l'on retrouve planté autour des temples, et censé attirer bonheur, sagesse et constance.
Les origines du cycas
Le cycas est l'une des plantes les plus anciennes de la planète — une primitive qui existait déjà il y a 200 millions d'années. Il n'en reste aujourd'hui que huit genres, présents principalement dans le sud du Japon, à Taïwan et en Asie du Sud-Est. Les botanistes européens l'ont découvert au XVIIIe siècle et l'ont cultivé dans les orangeries des grands domaines où son port majestueux s'imposait élégamment.