Quel taux d’humidité dans la maison ?
L’humidité relative indique la quantité de vapeur d’eau présente dans l’air. Dans un logement, l’idéal est généralement de maintenir un taux compris entre 40 et 60 %. Lorsque l’air est considérablement trop sec, on peut ressentir une sensation de sécheresse au niveau de la peau, des yeux ou de la gorge. De nombreuses plantes d’intérieur y sont également sensibles. Les espèces tropicales, en particulier, sont habituées à une atmosphère plus humide. Lorsque l’air devient trop sec, les pointes ou les bords des feuilles peuvent brunir, le feuillage se recroqueviller et la croissance ralentir.
Pour savoir où vous en êtes, le plus simple reste d’utiliser un hygromètre. Quelques secondes suffisent pour vérifier si l’air est réellement trop sec avant de chercher à augmenter son taux d’humidité.
Les plantes augmentent-elles vraiment l’humidité de l’air ?
Oui, mais leur effet reste modeste. Les plantes absorbent de l’eau par leurs racines et en rejettent naturellement une partie par leurs feuilles sous forme de vapeur : c’est la transpiration. Mais une plante seule ne modifiera pas sensiblement l’humidité de toute une pièce. En revanche, lorsqu’on en regroupe plusieurs, l’air autour du feuillage peut devenir légèrement plus humide. C’est justement ce petit microclimat qui peut être intéressant pour les plantes tropicales installées ensemble.
Si les plantes peuvent contribuer à un meilleur équilibre autour d’elles, mais elles ne remplacent pas un humidificateur lorsque l’air de la maison est réellement trop sec.
Les plantes qui libèrent le plus d’humidité
Toutes les plantes transpirent, mais pas dans les mêmes proportions. Cela dépend notamment de leur espèce, de la surface de leurs feuilles, de la lumière, de la température et de la quantité d’eau disponible dans le substrat.
En général, les grandes plantes dotées d’un feuillage abondant et relativement fin libèrent davantage d’eau que les espèces adaptées aux environnements secs.
Parmi les plantes d’intérieur qui apprécient une bonne humidité ambiante, on retrouve notamment : le strelitzia, le bananier, le monstera, le philodendron, l’alocasia, le calathea, l’areca, le kentia, le papyrus, les fougères.
Il ne s’agit pas d’un classement absolu : une même plante peut transpirer plus ou moins selon la saison et ses conditions de culture. Mais ces espèces ont généralement des besoins en eau et en humidité plus importants que les plantes adaptées aux milieux secs.
De manière générale, les grandes plantes au feuillage fin et abondant libèrent davantage de vapeur d’eau dans leur environnement.
Les plantes qui libèrent le moins d’humidité
À l’inverse, certaines plantes sont naturellement adaptées à des conditions plus sèches et limitent davantage leurs pertes en eau. C’est le cas des cactus et de nombreuses plantes grasses, qui stockent l’eau dans leurs tissus. Les plantes aux feuilles épaisses ou coriaces, comme le sansevieria, le zamioculcas ou le caoutchouc (ficus elastica), ont elles aussi tendance à retenir davantage leur eau.
Les plantes adaptées à la sécheresse perdent généralement moins d’eau par transpiration que les espèces tropicales au feuillage fin.
Comment augmenter l’humidité de l’air chez soi ?
Si votre hygromètre indique que l’air est réellement trop sec, plusieurs solutions peuvent aider.
- Utilisez un humidificateur : c’est la solution la plus efficace lorsque le taux d’humidité reste durablement trop bas. Pensez simplement à surveiller l’hygrométrie pour rester entre 40 et 60 % et à entretenir régulièrement l’appareil.
- Regroupez les plantes : rassemblez les espèces qui apprécient une atmosphère humide plutôt que de les disperser dans la pièce. Elles profiteront ainsi davantage de l’humidité libérée par le feuillage des plantes voisines.
- Arrosez selon leurs besoins : une plante qui manque d’eau transpire naturellement moins. Il ne s’agit pas pour autant de l’arroser davantage que nécessaire : un terreau constamment humide peut favoriser la pourriture des racines.
- Éloignez les plantes des radiateurs : l’air chaud et sec peut rapidement dessécher le terreau et fragiliser certaines espèces, notamment tropicales. Évitez donc de les installer directement à proximité d’une source de chaleur.
- Faites évaporer un peu d’eau : un récipient d’eau placé près d’une source de chaleur peut apporter un peu d’humidité supplémentaire par évaporation. Son effet reste toutefois limité par rapport à celui d’un humidificateur.
- Attention au linge qui sèche à l’intérieur : il augmente effectivement l’humidité de l’air pendant le séchage. Si vous faites sécher votre linge dans la maison, choisissez une pièce bien ventilée et veillez à ce que l’humidité ne devienne pas excessive.
L’objectif reste de maintenir un bon équilibre. Un air trop sec n’est pas idéal pour certaines plantes, mais une humidité trop élevée peut favoriser la condensation et les moisissures.
Pour aller plus loin
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